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QUELQUES OUTILS DE PREVENTION
 
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LE COIN DES LECTURES /

 

 

Le suicide en entreprise

Ariane BILHERAN

 

Éditions du Palio

Collection : Management

Parution : 14 octobre 2010

http://www.editionsdupalio.com/

 

 

 Récemment, les médias ont épinglé des entreprises, se faisant l'écho des suicides au travail. La France se porte mal en ce qui concerne le nombre de suicides et de dépressions, et ce n'est pas nouveau.
Pourtant, aucune statistique fiable n'existe sur les suicides au travail, alors que la prévention sur les risques psychosociaux est devenue incontournable pour les entreprises.
Pourquoi les suicides en entreprise font-il vendre et fascinent-ils au travers des médias?
Seraient-ils les nouveaux faits divers de la modernité?
Entre scandale, fascination, hérésie et contagion suicidaire, l'écho médiatique semble révéler un fétichisme du sordide. La médiatisation outrancière du suicide en entreprise (et pas nécessairement ailleurs) réfléchit une scène qui se joue souvent devant et pour des témoins, dans une dimension spectaculaire, à laquelle les salariés assistent impuissants, et où le « patron» incarne parfois un bouc émissaire coupable de toutes les souffrances.
Mises au placard, harcèlement, pressions démesurées, management par la terreur, l'analyse des liens entre suicides et organisations du travail a déjà été faite.
Ce livre entend plutôt interroger le sens des suicides en entreprise: mélancolie des temps, revendication identitaire, résurgence du stoïcisme antique, posture romantique?
N'y aurait-il pas là récupération médiatique de nobles postures à des fins perverses?

L’auteur : Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm (littéraire et philosophe), psychologue clinicienne, docteure en psychopathologie, chargée de cours à l’Université, Ariane Bilheran dirige la société Sémiode où elle exerce une activité de conseil, d’audit, d’expertise, de médiation et d’accompagnement de direction auprès des entreprises sur la qualité des relations humaines au travail.
Auteure de nombreux articles et livres en psychologie, elle a été nominée au Who’s Who in the World pour la qualité de ses travaux et leur résonance internationale.

 

***

 

Clinique du suicide

Genevieve MOREL

©2010
érès poche - Santé mentale -

(1ère édition parue en 2002 dans la Collection Des Travaux et des Jours)

http://www.editions-eres.com/

  Préface de Darian Leader, psychanalyste à Londres.

« Pourquoi un être humain se donne-t-il la mort ? Dés sa parution, Clinique du suicide s'est imposé comme une contribution essentielle à l'étude de cette question énigmatique qui convoque ici psychanalystes, philosophes, critiques littéraires et anthropologues.
Si le cadre de ces essais est psychanalytique, leur portée est incontestablement plus large. Les '' épidémies '' de suicide qui ont attiré l'attention du public ces dernières années - chez France Télécom en Europe, chez Toyota et d'autres entreprises en Asie - témoignent de ce changement radical de la vie moderne. L'individu en est réduit à n'être, sur le marché, qu'un agent de la compétition pour l'obtention de biens et de services. Les aspects de sa subjectivité qui ne peuvent devenir les acteurs d'aucune de ces opérations dites de '' ressources humaines '' font retour dans le réel sous la forme de suicides comme effets de la conception libérale moderne de la vie humaine. L'ironie de l'affaire est que, plus le suicide devient la chose à éviter à tout prix, plus régresse la compréhension réelle du suicide.
Le manque à savoir du sujet sur sa tentative de suicide rencontre celui des discours ambiants. Or, aider le sujet à élaborer ce savoir est un enjeu crucial, non seulement pour réduire les risques d'une récidive, mais aussi pour qu'il devienne le sujet de son expérience et établisse les bases d'un travail sur son histoire, en fait, sur la question de vivre elle-même. » Darian Leader

Geneviève Morel est psychanalyste, agrégée de mathématiques, ancienne élève de l'ENS, docteur en psychopathologie et psychiologie clinique.

Avec la participation de : Jacques Aubert, Jean Bollack, Sylvie Boudailliez, Lucile Charliac, Carine Decool, Emmanuel Fleury, Franz Kaltenbeck, Brigitte Lemonnier, Martine Menès, François Morel, Diana Rabinovich, Renata Salecl, Guillaume Vaiva, Léon Vandermeersch, Slavoj Žižek, Alenka Župancic.

Sommaire

 

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Bientôt le printemps

Petit livre à l’usage des parents et des enfants face au suicide

 Cyprien ANROCHTE

Elise AVIET

Illustrations : Igor Mekhtiev  

Collection : Jeunesse L’Harmattan

SBN : 978-2-296-11742-6  • 7 €  • 34 pages
http://www.editions-harmattan.fr

 

 C’est l’histoire de Tom, 8 ans. Son papa s’est suicidé mais personne ne veut lui en parler.

« Dire ou ne pas dire aux enfants ? » est une question récurrente dans notre pratique clinique auprès des familles endeuillées par suicide. Ce livre est un support à l’échange pour les enfants, les parents et les professionnels amenés à les accompagner.

Environ 11 000 personnes se suicident, tous les ans, en France. Les deux tiers sont des hommes. Ce constat nous a amené à choisir un personnage masculin dont le père s’est suicidé. Nous nous inscrivons dans une démarche de prévention transgénérationnelle, pour que le suicide du père ne devienne pas un élément fondateur du développement psychologique de l’enfant.

De ce fait nous avons pensé et conçu cet ouvrage comme un outil de prévention précoce dans la perspective écrite par Michel Debout, dans La France du suicide : « de façon à regarder en face ce geste humain, veiller à le transformer ni en acte héroïque ni en comportement honteux […] c’est très souvent parce que la personne est resté silencieuse dans son désespoir qu’elle passe à l’acte […] et c’est pour cela que, s’il est difficile de parler du suicide, il est toujours plus douloureux de se taire ».

L’histoire s’inscrit dans une double temporalité, une journée d’école pour Tom et les quatre saisons pour resituer le processus suicidaire du père et l’entrée dans l’expérience du deuil de Tom.

C’est une histoire illustrée pour qu’elle soit accessible à partir de 4 ans, période du développement de l’enfant où il peut commencer à concevoir la mort comme irréversible.

Cyprien Anröchte, infirmier, Elise Aviet, psychologue clinicienne, de l’équipe de prévention du suicide du CH de Montbert.

Cyprien ANROCHTE, infirmier et Elise AVIET, psychologue clinicienne, font partie de l’équipe de prévention du suicide du Centre Hospitalier de Montbert (44)

 

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LE GESTE SUICIDAIRE
Collection Les âges de la vie Psychopathologie
Vincent Caillard, Françoise Chastang
Editeur : MASSON
Mars 2010

Le geste auto-agressif le plus apparemment « bénin » est un signal symptôme aussi important à percevoir que le geste suicidaire le plus élaboré. Il recouvre une réalité humaine complexe, parfois pathologique, toujours potentiellement mortifère. Le geste suicidaire revêt la signification d'un message qui s'est passé de mots mais représente aussi une histoire ou l'étape d'une histoire dramatique. Le geste suicidaire est un véritable trouble en soi, que l'on est en droit d'autonomiser grâce à une syndromique particulière (le syndrome présuicidaire), ses modalités d'installation et d'évolution (la crise suicidaire), sa psychopathologie déclinable selon diverses grilles de lecture, sa composante familiale, voire génétique, sa physiopathologie biologique, ses formes cliniques : aiguë, chronique, secondarité ou comorbidité avec d'autres troubles psychiatriques.

Une partie clinique expose les liens entre les conduites suicidaires et d'autres troubles : psychoses, troubles de l'humeur, troubles anxieux, troubles de la personnalité. Au sein de cette partie, les auteurs insistent particulièrement sur les populations spécifiques (adolescents, détenus, salariés) et les répétitions suicidaires. Enfin, la prise en charge est détaillée dans sa diversité, du médecin généraliste au service d'urgence : psychothérapies, traitements médicamenteux, importance de l'entourage et postvention. Un chapitre final se focalise sur la prévention du suicide en milieu professionnel.
Sommaire: I - Définitions, épidémiologie et déterminants biologiques, psychologiques et sociologiques. 1. Les diverses facettes des comportements suicidaires. 2. Épidémiologie descriptive des comportements suicidaires. 3. Données sociologiques et culturelles. 4. Données biologiques et neuro-anatomiques. 5. Données psychopathologiques. II - Clinique des conduites suicidaires. 6. Conduites suicidaires et troubles de l'humeur. 7. Conduites suicidaires et psychoses. 8. Suicide et troubles anxieux. 9. Personnalités et addictions. 10. Populations particulières. 11. Prédiction du suicide et répétitions suicidaires : une clinique du risque. 12. Suicides collectifs. III - Prise en charge des conduites suicidaires. 13. Le médecin généraliste. 14. Conduites suicidaires aux urgences. 15. Prise en charge hospitalière de la crise suicidaire et du suicidant. 16. Outils thérapeutiques. 17. L'entourage dans la prise du suicidant et la postvention. 18. Place de la société dans la prévention du suicide. 19. Prévention du suicide en milieu professionnel. 20. Aspects médico-légaux et éthiques.

 

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SUICIDES et
TENTATIVES de SUICIDE

Collection Psychiatrie
Flammarion Médecine-Sciences – Lavoisier
Fevrier 2010


Le suicide est un problème majeur de santé publique. On compte en France annuellement 11 000 décès par suicide et 200 000 tentatives de suicide.
Ce manuel fait le point des connaissances sur cette « maladie » qui, lorsqu’elle n’est pas létale, est lourde de conséquences physiques et psychologiques pour le suicidant et son entourage.
Dans une première partie les données cliniques du phénomène sont exposées : épidémiologie, sociologie du suicide, définition des conduites suicidaires.
Avec les axes de la recherche, la deuxième partie présente les travaux les plus actuels sur la vulnérabilité suicidaire : les avancées des neurosciences dans le domaine de la biologie, de la génétique et de l’anatomie, l’impact des événements de vie et la modélisation du processus suicidaire.
Les aspects stratégiques présentés dans la troisième partie orientent le thérapeute dans sa démarche clinique : évaluation du risque suicidaire ; risque en fonction des pathologies (patients psychiatriques ou souffrant d’affections somatiques), du terrain (hommes, femmes, jeunes et adolescents, personnes âgées), de situations de vie particulières (immigration, milieu carcéral), etc. ; prévention.

Cet ouvrage clarifie tout d'abord les notions et présente l'épidémiologie ainsi que les déterminants biologiques, psychologiques et sociologiques.
La quatrième partie, consacrée aux aspects thérapeutiques, expose la problématique de la prise en charge des suicidants : la difficulté, l’urgence, le suivi. L’organisation et les structures de soins actuelles intègrent ces éléments incontournables afin d’intervenir efficacement auprès des personnes. La prise en charge passe également par les traitements médicamenteux, la psychothérapie… sans oublier le rôle de la société dans la prévention du suicide.
L’ouvrage est destiné aux psychiatres, médecins généralistes, psychanalystes, psychologues et à tous les personnels soignants confrontés au problème de la prise en charge du suicide et de la tentative de suicide.
Le professeur Philippe Courtet, Professeur de Psychiatrie à l’université de Montpellier, chef du service de Psychologie Médicale et Psychiatrie du CHRU de Montpellier, s’est entouré de plus de quatre-vingts rédacteurs, spécialistes de tout premier plan dans le domaine de la suicidologie.
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TOUT DOIT DISPARAÎTRE
travail et souffrances psychologiques,
Michel Debout

Editions Narratives 2009

A l’occasion des plans sociaux, les salariés expriment entre eux une solidarité très forte, et plus dure est la chute lorsque le couperet du licenciement tombe ! Ce que ressentent alors les licenciés c’est que le système économique est plus fort que les hommes ; malgré l’histoire de l’entreprise et la qualité de la production, le souffle du profit maximum et du moins disant social balaie tout, laissant chacun démuni et parfois désespéré.

L’histoire du mouvement ouvrier est empreinte de luttes pour améliorer les conditions de travail, contribuer à ce qu’elles soient les plus dignes possibles, respectueuses du droit et de la santé des travailleurs.
Les salariés ont droit à la préservation de leur santé qui constitue la contrepartie légitime, avec les salaires et la retraite, aux efforts consentis et aux contraintes acceptées dans le cadre du travail. Durant des siècles, l’effort physique a dominé puis s’est ajouté, sous des modalités qui ont évolué, l’effort mental, intellectuel.

L’industrialisation et les machines ont contraint le travailleur à devenir très attentif à ce qu’il fait. Les maîtres mots du travail sont devenus compétences, savoirs, performance…

Ce que l’on appelle aujourd’hui « les risques psychosociaux au travail » : stress, agressions, addictions, harcèlements, suicides ont été trop longtemps considérés comme relevant exclusivement de la personnalité du salarié (de son état psychique, de son histoire...) mais plus personne ne conteste le lien possible entre les conditions et relations de travail, le management et la souffrance psychique ressentie.

La santé psychique est ainsi devenue un enjeu majeur de l’organisation du travail au point même que l’on évoque le « bien être au travail » qui en est le synonyme, si l’on se réfère à la définition de l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé), la santé étant « un état total de bien être physique, mental et social ».

Tout salarié stressé, agressé, consommateur de produits psychotropes… doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement psychologique et social adapté. Cette intervention doit être précédée d’un véritable protocole de prévention du risque psychosocial en entreprise : c’est la vraie réponse. La définition d’un tel protocole nécessite la mobilisation des instances statutaires (médecins du travail, services de santé et sociaux, direction, organisations syndicales…) et l’intervention, d’experts extérieurs à l’entreprise (psychologues, psychosociologues…). C’est par le développement de cette dynamique dans toute la sphère productive, dans tous les services publics et privés, que le salarié ne sera plus abandonné à son sort voire à sa maladie mais respecté comme une femme ou un homme au travail.

Pr Michel Debout

Voir l'éditorial

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"Suicide et travail, sujet tabou : et si on agissait ?"

Christophe DEJOURS, Florence BÈGUE, Collection SOUFFRANCE ET THEORIE, PUF à paraitre le 2 septembre 2009

Pourquoi le travail conduit-il certains d’entre nous à se uicider ? Que signifient ces actes, quels messages adressent-ils à ceux qui restent ? Que s’est-il passé dans le monde du travail pour que des suicides soient perpétrés jusque sur les lieux du travail ? En quoi consistaient les protections qui permettaient naguère de conjurer ce fléau ? Que faire après un suicide ? Quelles investigations convient-il de mettre en oeuvre pour élucider les étapes du processus conduisant à la mort ? Quelles transformations de l’organisation du travail peut-on envisager pour reconstruire le tissu social et les solidarités sans lesquelles il n’y a pas de prévention du suicide possible ?

Parce que le suicide au travail est un véritable défi pour tous ceux qui sont impliqués dans les actions à mener après un événement, dont les retombées sur la communauté de travail tout entière peuvent être dramatiques, ce livre se veut un guide pour l’action tout autant qu’un acte politique.
Il rassemble les principales données cliniques et théoriques sur le suicide au travail, fruit de recherches réalisées depuis une douzaine d’années et prend tout particulièrement appui sur une intervention menée après plusieurs suicides sur un même site d’entreprise, permettant ainsi de proposer une série de principes sur lesquels il est possible de fonder une action rationnelle.

C’est le premier ouvrage théorique et pratique sur le suicide au travail.

Christophe DEJOURS : Médecin, ex-assistant de médecine du travail, ex-psychiatre des hôpitaux, psychanalyste, membre
de L’Association psychanalytique de France et de l’Institut de Psychosomatique de Paris, il est professeur titulaire de la chaire Psychanalyse-Santé-Travail au
Conservatoire National des Arts et Métiers.

Florence BÈGUE : Psychologue, ex-ergothérapeute, intervient depuis plusieurs années dans le monde de l'entreprise comme psychologueconsultante sur des sujets comme les situations de crise et de conflits, les évolutions des métiers,
les pratiques managériales, l'éthique et la déontologie,
la santé au travail...

Retrouvez également l'interview de Christophe Desjours à l'occasion de la parution de l'ouvrage : Page 9 du magazine Savoir N°34 (juil./Sept. 2009) l'actualités des PUF.

 

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« les cliniques de la précarité, contexte social, psychopathologie et dispositifs »
,
Jean FURTOS ed. Masson, 2008

« il existe une précarité qui ne crée pas de lien, mais de l’isolement, de la paranoïa , de la mélancolie sociale, et que l’on observe dans le climat international de la mondialisation des flux d’argent, des biens et des personnes, produisant des effets très ressemblants en France, à Bamako ou en Australie. Les pathologies, avec ou sans maladie mentale dûment authentifiée, donnent une souffrance psychique d’origine sociale qui doit être reconnue dans ses formes cliniques et dans ses effets sociaux, afin que les intervenants du champ social comme les soignants et les psys puissent être vraiment aidant.

 Elles se caractérisent par la possibilité de pathologies de la disparition (du sujet), dont la forme la plus radicale est le suicide. Mais il faut connaitre d’autre formes de disparition, tels les divers signes du syndrome d’autoexclusion, décrit depuis 1999 par Jean Furtos. L’autoexclusion est une forme de survie paradoxale, construite selon la logique : « pour vivre, je m’empêche de vivre ». Sur le plan manifeste, les signes en sont : l’anesthésie partielle du corps, l’émoussement des émotions, l’inhibition des pensées, la rupture active des liens, toute une série de signes paradoxaux à connaitre absolument, l’abolition de la honte humanisante, les retours paroxystiques ou insidieux du sujet, et la mort prématurée, qui n’est pas suicidaire au sens ordinaire du terme.

On ne peut s’empêcher de penser à une bifurcation entre la disparition par suicide et celle par l’autoexclusion, qui n’ont pas les mêmes effets radicaux, les deux processus pouvant s’éclairer l’un par l’autre. ». Jean Furtos

***

 

"Tout savoir sur le suicide : pour mieux le prévenir",
Pierre SATET, Ed. Favre Eds, 2009.

Nul ne peut contester à l'être humain, qui n'a pas choisi l'heure de sa naissance, la liberté de choisir celle de sa mort. Sauf que ce n'est, le plus souvent, que la décision de ceux qui ont perdu toute liberté. Le suicidaire n'a, momentanément du moins, plus le choix. Sa souffrance est telle qu'elle le submerge, lui ôte toute option; la seule possibilité qui s'impose pour tuer cette souffrance, c'est de se supprimer.

En France, dix à onze mille personnes se suicident chaque année, environ cent soixante mille le tentent. Et ces chiffres sont vraisemblablement sous-estimés. Le suicide tue plus que la route, plus que la drogue, plus que le SIDA. Un fléau social, un drame humain, un problème de santé publique.

Personne n'a la prétention d'éradiquer le suicide, il y aura toujours quelques personnes décidées à quitter délibérément cette terre. Mais les autres, tous les autres, comment les aider à passer un cap difficile alors qu'ils ne se sentent ni entendus ni reconnus dans leur souffrance ?

La prévention du suicide n'est pas le domaine réservé des professionnels du soin, elle est l'affaire de tout un chacun. Si tout citoyen était sensibilisé à reconnaître les signes qui - dans la majorité des cas - peuvent laisser présager un suicide, combien de suicides pourrait-on éviter !

Après avoir fait le tour du problème sur le plan historique, religieux, social, épidémiologique, ce livre donne au lecteur des informations pratiques essentielles :

- quelles sont les idées fausses sur le suicide
- quels sont les facteurs de risques
- quels sont les signes avant-coureurs, les éléments déclenchants
- comment aider les personnes dépressives

Il ne s'agit pas d'être contre le suicide - tout jugement moral sur ce sujet est inacceptable - mais d'être pour sa prévention.

On trouvera à la fin de l'ouvrage, avant une bibliographie sélective, des citations de grands auteurs sur le suicide.

D'abord directeur de marketing puis consultant en gestion de carrière, Pierre Satet a l'expérience et la formation de l'écoute. C'est lorsque son fis aîné met fin à ses jours qu'il décide de consacrer sa retraite à la prévention du suicide.
En 1993, il fonde avec quelques amis l'Association Suicide Écoute, ligne d'écoute téléphonique à destination des suicidaires, des suicidants et de leur entourage qui fonctionne 24 heures sur 24, 365 jours par an. En 1995, il est avec le Professeur Michel Debout l'un des six fondateurs de l'Union nationale pour la prévention du suicide. Pierre Satet a publié plusieurs livres, notamment sur le suicide des adolescents.

 

Autres Parutions

 

- Déserts intérieurs - Le vide négatif dans la clinique contemporaine, le vide positif de « l’appareil d’âme » GERARD PIRLOT , Edition ERES - Transition - collection dirigée par Jean Claude Rouchy, 2009
Les souffrances psychiques contemporaines recouvrent des pathologies, ou conduites, aussi diverses que les dépressions essentielles ou masquées, les suicides et leurs tentatives, les addictions (toxicomanies, tabagisme, alcoolisme, anorexie-boulimie), les psychoses (froides), les états limites, les troubles de l’hyperactivité et de l’attention, les TOC, la recherche de sensations fortes ou encore les automutilations (scarifications, tatouages, implants). L’auteur mène ici une lecture « croisée », à la fois psychopathologique et sociologique, de ces troubles actuels qui se caractérisent par l’incapacité du sujet à tolérer le conflit mais également le vide en soi. Ce vide intérieur que le sujet postmoderne fuit (ou plutôt crée à mesure qu’il le fuit !) paraît peu symbolisable alors que l’acceptation du « vide en soi » apparaît indispensable au développement de la subjectivité et de la créativité. En contrepoint aux « déserts négatifs » propres au narcissisme généralisé de notre époque, l’auteur évoque la « positivité des déserts intérieurs » révélée par certaines expériences philosophiques, psychanalytiques ou scientifiques.
Gérard Pirlot est professeur de psychologie clinique à l’université de Toulouse II, psychanalyste membre de la Société psychanalytique de Paris, psychiatre des hôpitaux et pédopsychiatre, membre du laboratoire LASI de l’université de Paris Ouest-La Défence-Nanterre.

- Le corps dans le langage des adolescents - Le KOSTAS NASSIKAS (ed) Co-Auteurs : COLETTE COMBE - MAURICE CORCOS - DOMINIQUE FAVRE - PHILIPPE JEAMMET - DAVID LE BRETON - FLORENCE MELESE - YVES MICHAUX - XAVIER POMMEREAU - THIERRY ROCHET - Edition ERES Enfances & PSY - La Petite Collection - - collection dirigée par Jean-Louis Le Run, 2009
Préface de Philippe Jeammet
L’adolescence se découvre, à l’adolescent lui-même et à son entourage, par les changements corporels. Ces modifications internes, où « l’odeur » du sexuel ne peut plus passer inaperçue, poussent à la recherche de satisfactions immédiates mettant les mots en difficulté. Le « faire corporel » participe au langage des adolescents de différentes façons : il peut parfois déformer les mots ou les rendre caducs, ou encore s’autonomiser, hors de toute recherche de communication avec l’autre, dans les comportements à risque ou violents, dans les toxicomanies, les troubles alimentaires, les scarifications, les tentatives de suicide, etc. Comment comprendre ce langage du corps des adolescents ? Comment les aider à l’articuler avec la communication parlée qui autorise la circulation du sens et les possibilités du vivre-ensemble ?
Kostas Nassikas est pédopsychiatre et psychanalyste, responsable de la Maison des adolescents du Rhône (Lyon).

 

- SUICIDOLOGY AND SUICIDE PREVENTION : A GLOBAL PERSPECTIVE
WASSERMAN Danuta et Camilla – Éd. Oxford University Press – Mai 2009

Il comporte 160 références abordant tous les sujets possibles nous concernant. Jean-Pierre Soubrier et Véronique Narboni ont écrit le Chapitre 117, « Prévention du Suicide en France », mettant en valeur l’action de l’UNPS.

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- Psychologues au téléphone, DA SILVA (Eric), CHAUVIERE (Michel), ROUSSEAU (Rémi), et al. - LE JOURNAL DES PSYCHOLOGUES N°267 (P23-54), Mai 2009.

Les articles rassemblés dans ce dossier donnent la parole aux psychologues dans le cadre des écoutes psychologiques par téléphone et cernent les attitudes personnelles, les mécanismes d'action et d'étayage, et le rapport de chacun aux théories psychologiques. Les différents articles sont : - Emergence des écoutes téléphoniques à vocation sociale en France. - S.O.S. Amitié : conception et dispositif d'écoute. - Le rôle des psychologues dans l'écoute à S.O.S. Amitié. - Psychologue sur une ligne d'écoute, une rencontre "décorporéisée". - Psychologue écoutant en téléphonie, une autre façon d'exercer. - Une écoute suffisamment bonne.

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SUICIDE, Prof Keith Hawton DSc, Centre for Suicide Research, University Department of Psychiatry, Warneford Hospital, Oxford, UK & Prof Kees van Heeringen PhD Unit for Suicide Research, University Department of Psychiatry, University Hospital, Gent, Belgium -  The Lancet, Volume 373, Issue 9672, (P 1372 - 1381) , 18 April 2009.

publication d'un article dans la revue médicale britanique « the lancet » synthetisant différentes études sur l’épidémiologie du suicide dans le monde. En anglais.

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- Le passage à l’acte Aspects cliniques et psychodynamiques, 2e édition Frédéric MILLAUD - Editions Masson, mars 2009.

Résumé Tout être humain possède en soi un potentiel de violence qui est en lien avec la structuration de sa personnalité.
C'est donc au travers de l'analyse du comportement (notamment de la nature du geste), de la structure de la personnalité sous-jacente et des conflits inconscients, moteurs mêmes de l'acte, que l'on peut comprendre le passage à l'acte. Les aspects théoriques et ontogéniques du passage à l'acte sont développés dans la première partie. La deuxième partie est consacrée à l'approche clinique du patient, sous l'angle psychopathologique et phénoménologique ; les aspects psychothérapiques et institutionnels sont aussi abordés.
Cette 2 édition a été augmentée de trois nouveaux chapitres sur les troubles de l'humeur, les drogues et le processus de deuil. Les psychiatres seront intéressés par cet ouvrage ainsi que toute personne confrontée aux phénomènes de violence (psychologues, infirmiers psychiatriques, travailleurs sociaux, juges).

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- Tentative de suicide par précipitation : à propos de 25 cas de patients défenestrés, pris en charge en psychiatrie de liaison en service d'orthopédie. GILQUIN (Anne-Flavie) - Thèse pour le diplôme d'état de docteur en médecine. Université Paris Descartes. Paris 2009

Mots clefs : Suicide, Tentative suicide, Traumatisme, Psychiatrie, Prévention, Multidisciplinaire, Travail, Récidive

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Évolution de la consommation de soins dans l'entourage des suicidants, RAY (Jean-François) - Thèse pour le diplôme d'état de docteur en médecine Université du droit et de la santé Lille 2. Lille, 2009.

Mots clefs : Tentative suicide, Environnement social, Relation familiale, Consommation, Soin, Prospective, France

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Prise en charge des intoxications médicamenteuses volontaires dans un service d'urgences : étude rétrospective en 2007 sur 199 cas au service des urgences du centre hospitalier de Sélestat, COUVAL PATERNOTTE (Tiphaine) - Thèse pour le diplôme d'état de docteur en médecine Université Louis Pasteur Strasbourg 1. Strasbourg, 2009.

Mots clefs : Intoxication médicamenteuse, Tentative suicide, Suicide, Service urgence, Soin, Urgence, Psychiatrie, Abus, Boisson alcoolisée, Toxique, Enquête, Rétrospective, Hôpital, Bas Rhin

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- Après le suicide, l'entourage entre crise et accompagnement, HANUS (Michel) / coor., ALLILAIRE (Jean-François), TERRA (Jean-Louis), PACAUT-TRONCIN (Michèle), VAIVA (Guillaume), POMMEREAU (Xavier), MISHARA (Brian-L), HOULE (Janie), FAURE (Christophe), CASTELLI DRANSART (Dolores-Angela), SEGUIN (Monique), ANDRIESSEN (Karl) - PERSPECTIVES PSY N°47 4, 2009

Résumé Le deuil après suicide est un deuil très difficile, plus profond, plus partagé que les deuils habituels. Il expose à davantage de risque dans la santé physique et mentale et dans les comportements. Il présente tous les éléments qui sont retrouvés dans tous les deuils mais certains sont beaucoup plus marqués. Par ailleurs, certains aspects lui sont spécifiques : la stigmatisation et le questionnement intérieur incessant sur ses propres responsabilités. Son importance a longtemps été sous-estimée, la psychiatrie classique portait son attention sur l'individu, sans s'interroger plus avant sur l'impact délétère des pathologies psychiatriques sur les entourages (couple, famille, fratrie, milieu professionnel.). La psychiatrie actuelle se focalise de plus en plus sur l'entourage des malades et développe une réflexion sur ceux qu'on appelle pour d'autres pathologies "les aidants". Ce numéro thématique consacré à l'entourage après le suicide en témoigne

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- Précarité et suicide : les données de l'étude "Précarité et Suicide". Union Nationale pour la Prévention du Suicide. (U.N.P.S.), (10 Pages) Fev. 2009

Résumé : Cette étude inédite s'intéresse aux risques existants de passage à l'acte suicidaire chez les personnes touchées par la précarité. Elle a été menée d'une part auprès de 2012 personnes, échantillon représentatif de la population majeure française joint au téléphone entre novembre et décembre ; et d'autre part auprès de 312 personnes en difficulté ayant eu recours au Secours Populaire. Les résultats de ces enquêtes permettent de comparer la perception de la population française sur le risque de précarité et sur le risque du suicide, qu'elle soit en situation de précarité déclarée ou non. Cette étude a été réalisée à l'occasion des 13e journées nationales pour la prévention du suicide.

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- Le suicide âgé. Étude rétrospective de 247 levées de corps effectuées dans un centre de consultations médico-judiciaires. LALY (F.), TOULOUSE (O.), DUVEAU (J.P.), VEYSSEYRE (O.), SOUSSY (A.) - NPG. NEUROLOGIE, PSYCHIATRIE, GERIATRIE N° 49 (P 23-31) Fev. 2009

Le suicide des personnes âgées reste peu exploré en France. Le but de ce travail est de définir, à partir d'une étude rétrospective réalisée dans une unité de consultations médico-judiciaire d'Ile-de-France, les caractéristiques et spécificités de la population des suicidés de plus de 65 ans

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- Le suicide en Poitou-Charentes, Observatoire Régional de la Santé de Poitou Charentes. (O.R.S.P.E.C.). (12 pages) Poitiers. Janv 2009

A l'occasion de la journée nationale pour la prévention du suicide, l'Observatoire Régional de la Santé Poitou-Charentes a réalisé, avec l'appui financier du Groupement Régional de Santé publique (GRSP), un état des lieux de la situation épidémiologique du suicide en région Poitou-Charentes et dans les 4 départements. Cet état des lieux régional et départemental est composé notamment de données de décès issus des certificats de décès (données INSERM CépiDc). Contrairement aux décès par suicide, les tentatives de suicide ne sont pas recensées de façon systématique. Les tentatives de suicide sont donc appréhendées à partir des données sur les séjours hospitaliers suite à une tentative de suicide (données PMSI), ainsi que des résultats d'enquêtes abordant ce thème (Baromètre Santé Jeunes 2005 en Poitou-Charentes, Santé Mentale en Population Générale).

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- Jeunes en grande souffrance. Une réponse psycho-éducative à hauts risques. RAYNAL (Florence) - ACTUALITES SOCIALES HEBDOMADAIRES N° 2593 (P 31-34), Janv 2009

Les équipes psychosociales exerçant auprès d'enfants et d'adolescents, qu'ils soient maltraités, atteints de troubles psychiatriques, suicidants ou encore délinquants, sont sans cesse confrontées au risque : celui vécu par ces jeunes, celui qu'elles encourent en les côtoyant, celui qu'elles prennent par leur mode d'action. En outre, pour les sécuriser, les intervenants sont appelés à explorer des réponses audacieuses.

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Dossier : le suicide... et après ? VAIVA (Guillaume), HANUS (Michel), SEGUIN (Monique), et al. SANTE MENTALE N°134 (P 15-74), Janvier 2009

Ce dossier s'intéresse à ceux qui restent - parents, enfants, conjoint, collègues, amis.. après que l'un de leur proche se soit suicidé

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Suicides : mieux comprendre, pour prévenir avec plus d’efficacité. Michel G, Aquaviva E, Aubron V, et Purper-Ouakil D.Baromètre Santé 2005, P 487 - 506. Editions Inpes. 2007.

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MàJ : 11/01/13

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